« Le pouls sonore est pour moi la pulsation, le grattement, le frottement, le chatoiement et le rythme que peut créer la surface de notre corps. Beaucoup de choses y passent : vêtement, peau, ornementation, pilosité, fermeture éclair, poche… À l’aide d’un microphone de contact il est possible d’amplifier ce terrain de jeu qui prendra la forme d’une œuvre sonore en devenir. » - Belinda Campbell, artiste sonore
C’est cette idée qui marquera le point de départ du projet Pouls sonore : une série d’ateliers dans les cours de musique de l’école primaire des Nations (CSDM). Avec l’aide du pédagogue Yves Amyot, l’artiste Belinda Campbell a préparé le premier atelier. C’est ensuite en s’inspirant des réactions des enfants de 10 groupes de 3e, 4e et 5e année qu’elle a défini les deux autres.
La première semaine se voulait une introduction aux pratiques multidisciplinaires et aux frontières poreuses qui existent entre les arts visuels, la danse, la musique et l’art sonore. Cette rencontre a aussi permis aux élèves de se familiariser aux microphones de contact en mettant l’accent sur les nombreuses possibilités de création qu’offrent cet instrument.
Accompagnée par l’enseignante en musique Denise Bérard, Campbell a introduit aux enfants le concept de la déconstruction musicale. Pour ce faire, elle leur a appris le refrain d’une chanson traditionnelle au chant et au xylophone, qu’ils ont ensuite dû déconstruire.
La dernière semaine fût l’occasion pour les enfants de produire un enregistrement sonore, sous la direction musicale de l’artiste. Chaque élève a pu expérimenter trois modes de création sonore (chorale, microphone de contact et xylophone) en participant à trois enregistrements différents.